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Pendant près de 5 ans, Adrien a été dans l'équipe des contrôleurs d'Anco, pour des projets de construction allant de la maison individuelle à la tour de 20 étages. Passionné de nouvelles technologies et initiateur de ce blog, il est maintenant responsable de la communication d'Anco en télétravail.

Tout savoir sur la réglementation désenfumage dans les ERP

Temps de lecture: 4 minutes

Les fumées constituent l’un des plus grands dangers lors d’un incendie dans un établissement recevant du public (ERP). Tandis que leur toxicité peut entraîner le décès des personnes, leur opacité entrave l’évacuation rapide des occupants et l’intervention des secours.

Pour extraire un maximum de fumée en cas de sinistre, les exploitants d’ERP ont l’obligation d’installer des systèmes de désenfumage dans certains endroits stratégiques. Ils doivent également veiller à entretenir et faire vérifier régulièrement leurs installations afin de garantir leur bon fonctionnement.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la réglementation désenfumage en ERP afin d’assurer votre conformité avec la législation en vigueur.

L’importance de la réglementation désenfumage en ERP

Lors d’un incendie, les occupants d’un ERP peuvent souffrir de diverses blessures, telles que des brûlures et des traumatismes liés à la chute de matériaux. Bien que ces incidents constituent un réel danger, l’inhalation des fumées toxiques constitue la principale cause de décès.

En outre, les fumées sont opaques, ce qui entrave fortement la vision des personnes présentes et l’intervention des secours. Il est ainsi beaucoup plus difficile de se repérer dans l’espace et de suivre la procédure d’évacuation incendie.

De par sa capacité à extraire une partie des fumées toxiques et opaques en début d’incendie, le désenfumage constitue un élément crucial de la sécurité incendie dans les ERP.

Plus précisément, les installations de désenfumage permettent de :

  • Maintenir un niveau d’oxygène minimum,
  • Réduire au maximum la présence de gaz toxiques,
  • Améliorer la visibilité des occupants lors de l’évacuation,
  • Favoriser l’évacuation de la chaleur,
  • Limiter la propagation de l’incendie dans le bâtiment,
  • Faciliter l’intervention des services de secours.

Quelles sont les règles de désenfumage en ERP ?

L’objet, les principes et les obligations de désenfumage en ERP sont définis par le règlement de sécurité du 25 juin 1980. Les règles d’exécution du désenfumage et les solutions applicables aux escaliers, circulations horizontales et locaux accessibles au public sont précisées par l’instruction technique ministérielle IT 246 publiée dans l’arrêté du 22 mars 2004.

Principes généraux de désenfumage en ERP

Selon l’article DF 1 de l’arrêté du 25 juin 1980, le désenfumage a pour objet d’extraire, en début d’incendie, une partie des fumées et des gaz de combustion afin de maintenir praticables les cheminements destinés à l’évacuation du public.

Le désenfumage peut se faire de manière naturelle ou mécanique en utilisant l’une des méthodes suivantes :

  • Par balayage de l’espace par apport d’air neuf et évacuation des fumées,
  • Par différence de pressions entre le volume à protéger et le volume sinistré mis en dépression relative,
  • Par combinaison des deux méthodes.

Réglementation désenfumage des escaliers en ERP

Conformément à l’article DF 5, les escaliers encloisonnés doivent être désenfumés par un balayage naturel ou mis en surpression par rapport au(x) volume(s) adjacent(s). En aucun cas, les fumées ne sont extraites mécaniquement.

Pour les escaliers non encloisonnés, le désenfumage n’est pas exigible lorsque les volumes avec lesquels ceux-ci communiquent (niveaux, locaux, circulations, etc.) ne sont pas obligatoirement désenfumés. Si ces locaux sont désenfumés, l’escalier doit être séparé des niveaux inférieurs par des écrans de cantonnement et désenfumé au niveau supérieur par l’intermédiaire du volume avec lequel il communique.

Le désenfumage des escaliers qui desservent plus de deux niveaux en sous-sol est également obligatoire, sauf pour ceux desservant les parcs de stationnement.

Règles de désenfumage des circulations horizontales encloisonnées et des halls accessibles au public

L’article DF 6 précise que les circulations horizontales encloisonnées doivent être désenfumées par un balayage mécanique ou naturel. Cette obligation est uniquement applicable pour les circulations :

  • D’une longueur totale supérieure à 30 mètres,
  • Desservies par des escaliers mis en surpression,
  • Desservant des locaux réservés au sommeil,
  • Situées en sous-sol.

Les halls accessibles au public sont considérés comme des circulations par la réglementation. Ceux-ci sont cependant désenfumés dans les conditions prévues pour les locaux lorsqu’une des conditions ci-dessous est remplie :

  • Le désenfumage des circulations du niveau concerné est exigé,
  • Leur superficie est supérieure à 300 m².

Règles de désenfumage des locaux accessibles au public

L’article DF 7 de l’arrêté du 25 juin 1980 impose le désenfumage mécanique ou naturel des :

  • Locaux de plus de 100 m² en sous-sol,
  • Locaux de plus de 100 m² sous ouverture sur l’extérieur (porte ou fenêtre),
  • Locaux de plus de 300 m² en rez-de-chaussée et en étage.

Zoom sur les obligations d’entretien et de vérification des installations de désenfumage

Afin de garantir la sécurité des occupants d’un ERP, l’exploitant est également tenu d’entretenir et de faire vérifier régulièrement les installations de désenfumage. Ce contrôle de la sécurité incendie est encadré par des normes strictes.

Entretien et exploitation des installations désenfumage en ERP

L’exploitant ou le propriétaire d’un ERP a l’obligation de faire réaliser périodiquement des opérations d’entretien sur les systèmes de désenfumage du bâtiment. Celles-ci doivent être réalisées par un personnel compétent.

L’article DF 9 rend obligatoires les opérations suivantes :

  • L’entretien des sources de sécurité conformément aux dispositions de l’article EL 18,
  • L’entretien courant des éléments électriques et mécaniques selon les prescriptions des constructeurs,
  • L’entretien du système de sécurité conformément aux dispositions de l’article MS 68 et à la notice du constructeur.

Les vérifications techniques obligatoires des systèmes de désenfumage en ERP

L’article DF 10 de l’arrêté du 25 juin 1980 indique que les vérifications périodiques des installations de désenfumage doivent être réalisées chaque année et concernent :

  • Le fonctionnement des commandes manuelles et automatiques,
  • Le fonctionnement des volets, exutoires, ouvrants et ventilateurs de désenfumage,
  • La fermeture des éléments mobiles de compartimentage participant à la fonction désenfumage,
  • L’arrêt de la ventilation de confort mentionné à l’article DF 3,
  • Les mesures de pression, de débit et de vitesse pour les systèmes de ventilation mécanique.

Les vérifications techniques obligatoires doivent être réalisées soit par un organisme agréé par le ministre de l’intérieur, soit par un technicien compétent.

Bon à savoir : si un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie A ou B et une installation de désenfumage mécanique sont présents, la périodicité des vérifications passe à trois ans.

Vous l’aurez compris, la réglementation désenfumage en ERP est particulièrement stricte et difficile à appréhender. Pour garantir votre conformité avec celle-ci et l’ensemble des normes de prévention incendie en ERP en vigueur, il est vivement recommandé de faire appel à un bureau de contrôle agréé et expérimenté, tel que Anco.

Tout savoir sur l’attestation d’accessibilité dans les ERP

Temps de lecture: 4 minutes
attestation accessibilité erp

Depuis la loi du 11 février 2005, tous les établissements recevant du public (ERP) doivent être accessibles à tous les types de handicap. Ceux-ci doivent respecter une législation stricte comportant de nombreuses règles d’accessibilité ERP.

Pour attester de la conformité de son établissement avec ces normes, le gestionnaire ou le propriétaire doit obligatoirement obtenir une attestation d’accessibilité ERP.

Dans ce guide, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir sur ce document afin de garantir votre conformité avec la législation en vigueur.

L’attestation d’accessibilité en ERP : définition et enjeux

L’attestation d’accessibilité d’un établissement recevant du public est un document qui certifie que l’ERP est conforme à la réglementation en vigueur en matière d’accessibilité. Chaque ERP est tenu de disposer d’une attestation d’accessibilité, laquelle doit être connue des services suivants :

  • Préfet de département,
  • Commission pour l’accessibilité de la commune où est implanté l’établissement.

L’importance de l’accessibilité dans les ERP

Depuis l’adoption de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, les ERP doivent respecter certaines obligations légales en matière d’accessibilité.

L’objectif est de permettre à toute personne, sans distinction, de pouvoir entrer, circuler et bénéficier des services et des informations disponibles dans les parties ouvertes au public d’un ERP.

Zoom sur les normes d’accessibilité dans les ERP

Les normes générales d’accessibilité dans les ERP sont définies aux articles L161-1 à L165-7 du code de la construction et de l’habitation (CCH). Pour être conforme et recevoir son attestation d’accessibilité, un ERP doit rendre accessibles les éléments suivants :

  • Cheminements extérieurs,
  • Parking,
  • Conditions d’accès et d’accueil du bâtiment,
  • Circulations horizontales et verticales à l’intérieur du bâtiment,
  • Locaux intérieurs et sanitaires ouverts au public,
  • Portes, sas intérieurs et sorties,
  • Revêtements de sols et parois,
  • Mobiliers intérieurs et extérieurs ainsi que les équipements.

Il est important de noter que les règles sont plus souples pour les ERP qui sont situés dans des bâtiments existants. En effet, la réglementation prévoit certaines dérogations aux règles d’accessibilité PMR dans l’existant en tenant compte de la difficulté accrue de modifier un bâti plus ou moins ancien.

Les ERP situés dans un bâtiment neuf doivent, quant à eux, respecter scrupuleusement les normes d’accessibilité.

Comment obtenir une attestation accessibilité pour son ERP ?

Selon la catégorie de l’établissement accueillant du public, l’attestation d’accessibilité peut prendre la forme d’une simple déclaration sur l’honneur.

L’obtention de l’attestation d’accessibilité peut toutefois nécessiter la réalisation d’un contrôle par un organisme extérieur pour certaines catégories.

Obtenir une attestation d’accessibilité pour un ERP de 5e catégorie

Pour un ERP de cinquième catégorie, voici les démarches à entreprendre pour obtenir une attestation d’accessibilité :

  • Réaliser un autodiagnostic de son établissement à l’aide d’un outil disponible sur le site du Ministère de la Transition Écologique afin de vérifier sa conformité avec la réglementation en matière d’accessibilité,
  • Remplir une déclaration sur l’honneur de la conformité de son établissement (modèle à remplir disponible en ligne),
  • Joindre l’ensemble des documents justificatifs à sa demande (autorisations de travaux, permis de construire, dérogations, etc.),
  • Envoyer le dossier complet en ligne ou par courrier recommandé avec accusé de réception au préfet du département où est situé l’ERP.

Selon les délais d’instruction constatés par l’administration sur 90 % des demandes traitées lors des 30 derniers jours, les délais d’instruction sont les suivants :

  • Dans le meilleur des cas : trois jours,
  • Pour les dossiers qui nécessitent plusieurs échanges : 16 jours,
  • Pour les dossiers incomplets ou qui nécessitent de nombreux échanges avec l’administration : plus d’un an.

Obtenir une attestation d’accessibilité pour un ERP de catégorie 1 à 4

Si l’ERP est un établissement recevant du public de catégorie 1 à 4, la déclaration sur l’honneur ne suffit pas. Le gestionnaire de l’établissement doit réaliser une demande en ligne en respectant les étapes suivantes :

  • Remplir le formulaire d’attestation d’accessibilité,
  • Envoyer les documents certifiant la conformité de l’établissement avec la réglementation en matière d’accessibilité :
    • Attestation de conformité délivrée par un architecte ou un contrôleur technique agréé,
    • Arrêté municipal d’ouverture de l’ERP,
    • Procès-verbal du groupe de visite « accessibilité » de la CCDSA.

Selon les délais d’instruction constatés par l’administration sur 90 % des demandes traitées lors des 30 derniers jours, les délais d’instruction sont les suivants :

  • Dans le meilleur des cas : 14 jours,
  • Pour les dossiers qui nécessitent quelques échanges : cinq mois,
  • Pour les dossiers incomplets ou qui nécessitent de nombreux échanges avec l’administration : environ trois ans.

Bon à savoir : en cas d’acceptation de la demande, un récépissé est envoyé au gestionnaire. Celui-ci lui permet de mettre à jour son registre public d’accessibilité en attendant la réception de l’attestation.

Risques et sanctions en cas de non-respect des règles d’accessibilité en ERP

Le gestionnaire ou le propriétaire d’un ERP qui ne respecte pas les normes d’accessibilité, dont l’obligation d’obtenir une attestation accessibilité, s’expose à des sanctions administratives et pénales.

L’article L122-6 du CCH indique que l’établissement peut être fermé administrativement lorsque les règles d’accessibilité ne sont pas respectées. L’article L152-4 prévoit également une sanction pénale de 45 000 € pour les personnes physiques et de 225 000 € pour les personnes morales.

Questions fréquemment posées sur l’attestation d’accessibilité en ERP

Où trouver le modèle d’attestation d’accessibilité pour un ERP de 5e catégorie ?

Le gouvernement propose un modèle d’attestation d’accessibilité pour les ERP de 5ème catégorie qui est accessible en ligne. Pour y accéder, cliquez ici.

Qu’est-ce qu’une attestation d’accessibilité pour un ERP ?

Une attestation d’accessibilité est un document obligatoire permettant au gestionnaire d’un ERP de déclarer l’accessibilité de l’établissement auprès des services administratifs départementaux.

Accès pompier : zoom sur la réglementation en ERP

Temps de lecture: 3 minutes

Lors d’un incendie au sein d’un établissement recevant du public (ERP), les sapeurs-pompiers doivent pouvoir accéder rapidement aux bâtiments avec leurs engins de secours afin de réaliser des sauvetages et lutter contre le feu. Les accès pompier sont des cheminements spécialement conçus pour faciliter au maximum la circulation et l’utilisation des véhicules de lutte contre l’incendie à proximité des bâtiments.

Découvrez l’importance et les caractéristiques réglementaires des accès pompier selon la réglementation en ERP afin de garantir votre conformité.

Accès pompier et réglementation en ERP : contexte et enjeux

Selon l’article CO 1 de l’arrêté du 25 juin 1980, les ERP doivent être conçus et desservis de façon à permettre en cas de sinistre :

  • L’évacuation rapide et en bon ordre de la totalité des personnes, ou leur évacuation différée si celle-ci est rendue nécessaire,
  • L’intervention des secours,
  • La limitation de la propagation de l’incendie.

Afin de lutter contre les incendies, les sapeurs-pompiers doivent pouvoir conduire leurs engins jusqu’au lieu du sinistre. Tout bâtiment, quel qu’il soit, doit dès lors pouvoir être facilement accessible par les engins de secours afin de réaliser des sauvetages et lutter contre les incendies dans les meilleures conditions.

La réglementation impose des normes strictes applicables aux accès pompiers en ERP afin de permettre aux engins de secours d’effectuer le plus rapidement possible les actions suivantes :

  • Entrer sur zone,
  • Se retourner,
  • Se stabiliser.

Les différents types d’accès pompier selon la réglementation des ERP

L’article CO 2 de l’arrêté du 25 juin 1980 distingue trois types de voies de desserte en ERP pour les engins de secours : les voies engins, les voies échelles et les espaces libres.

D’une manière générale, les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau accessible au public est à moins de 8 mètres au-dessus du sol doivent être desservis par des voies engins ou des espaces libres.

Les bâtiments pour lesquels cette différence est supérieure à 8 mètres doivent être desservis par des voies échelles.

Les voies engins

Conformément à l’article CO 2 de l’arrêté du 25 juin 1980, les voies utilisables par les engins de secours (voie engins) doivent répondre aux caractéristiques suivantes :

  • Largeur minimale (bandes réservées au stationnement exclues) :
    • 3 mètres pour une voie dont la largeur exigée est comprise entre 8 et 12 mètres,
    • 6 mètres pour une voie dont la largeur exigée est égale ou supérieure à 12 mètres,
  • Force portante : calculée pour un véhicule de 160 kilonewtons avec un maximum de 90 kilonewtons par essieu, ceux-ci étant distants de 3,60 mètres au minimum,
  • Résistance au poinçonnement : 80 N/cm2 sur une surface minimale de 0,20 m2,
  • Rayon intérieur minimal R : 11 mètres,
  • Hauteur libre : 3,50 mètres,
  • Pente : inférieure à 15 %.

Les voies échelles

Une voie échelle est une partie de la voie engin qui est destinée à la mise en station des échelles aériennes afin de permettre aux pompiers d’accéder aux étages du bâtiment par l’extérieur.

Les voies échelles doivent respecter des caractéristiques renforcées :

  • Longueur minimale : 10 mètres,
  • Largeur libre minimale de la chaussée : 4 mètres,
  • Pente maximale : 10 %.

La disposition de la voie par rapport à la façade desservie doit permettre aux échelles aériennes d’atteindre un point d’accès (coursives, balcons, etc.) à partir duquel les sapeurs-pompiers doivent pouvoir atteindre toutes les baies de cette façade. En outre, la distance maximale entre deux points d’accès ne peut jamais excéder 20 mètres.

Bon à savoir : si la voie échelle est en impasse, sa largeur minimale est portée à 10 mètres avec une chaussée libre de stationnement de 7 mètres de large au moins.

Les espaces libres

Les espaces libres sont des espaces répondant aux caractéristiques minimales suivantes :

  • La plus petite dimension est au moins égale à la largeur totale des sorties de l’établissement sur cet espace, sans être inférieure à 8 mètres,
  • Ne comporter aucun obstacle susceptible d’entraver l’écoulement régulier du public,
  • Permettre l’accès et la mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour réaliser les sauvetages et lutter contre le feu,
  • La distance entre les issues du bâtiment sur cet espace et d’au moins une voie engins doit être inférieure à 60 mètres,
  • La largeur minimale de l’accès à l’espace libre depuis la voie engins est de :
    • 1,80 mètre lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au public est de 8 mètres au plus au-dessus du sol,
    • 3 mètres lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au public est à plus de 8 mètres au-dessus du sol.

Les espaces libres peuvent être mis en place lorsque la disposition du bâtiment ne permet le tracé de voies engins. Il est toutefois obligatoire d’obtenir l’autorisation de la commission de sécurité compétente pour remplacer les voies engins par des espaces libres.

Réglementation parking ERP : guide complet

Temps de lecture: 5 minutes

Les établissements recevant du public sont soumis à de nombreuses normes ERP. Tandis que certaines concernent la sécurité incendie, d’autres se concentrent sur l’accessibilité des lieux pour tous les citoyens.

Les parcs de stationnement des ERP ne sont pas épargnés. Ceux-ci doivent être conçus et aménagés selon des exigences strictes afin d’assurer confort, sécurité, accessibilité et praticité à tous les conducteurs.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la réglementation des parkings en ERP afin de garantir votre conformité avec les normes en vigueur.

Réglementation parking ERP : dispositions générales

La norme française NF 91-100 spécifie les règles de conception générale et de disposition des parkings accessibles au public et destinés aux véhicules de moins de 3,5 t et de moins de 1,90 m de haut.

Zoom sur les principales normes à respecter.

Dimensions des emplacements de stationnement

Les dimensions minimales à prévoir varient selon l’angle de rangement par rapport à l’axe de circulation, comme indiqué dans le tableau ci-dessous :

Angle de rangement par rapport à l’axe de circulationLongueur de l’emplacement (m)Largeur de l’emplacement (m)Largeur de la voie de circulation (m)
90° – En bataille52,305
75° – En épi5,102,254,5
60° – En épi5,152,254
45° – En épi4,802,203,5

Pour les emplacements longitudinaux en créneau, c’est-à-dire avec un angle de rangement égal à 0°, la largeur minimale de la voie de circulation est de 3,5 m. Les dimensions minimales de l’emplacement, en revanche, varient selon la présence de voiles (murs) autour de celui-ci :

  • Largeur : 2,50 m si l’emplacement est bordé par un voile à gauche et 2 m si l’emplacement est bordé par un voile à droite,
  • Longueur : 5 m si aucun voile, 5,30 m lorsqu’une extrémité de l’emplacement est délimitée par un voile et 5,60 m lorsque l’emplacement est délimité à ses deux extrémités par un voile.

Hauteur libre

A chaque niveau, la hauteur libre ne doit pas être inférieure à :

  • 2,20 m sous plafond,
  • 2 m sous obstacles (poutres, signalisations, équipements, abaissements localisés du plafond, etc.).

Largeur des voies de circulation et des rampes

Hors zones de stationnement et de péage, la largeur minimale des voies de circulation et des rampes entre murs et/ou poteaux est au moins de :

  • 3 m en partie droite en sens unique,
  • 5,50 m en partie droite à double sens,
  • 4 m en courbe à sens unique,
  • 3,50 m (voie intérieure) + 3 m (voie extérieure) en courbe à double sens.

Normes d’accessibilité pour les parkings des ERP

Pour garantir l’accessibilité en ERP, les parcs de stationnement automobile à l’usage du public doivent comporter une ou plusieurs places de stationnement adaptées pour les personnes handicapées et réservées à leur usage.

Nombre de places à prévoir pour les PMR

Les places adaptées représentent au minimum 2 % du nombre total de places prévues pour le public. Au-delà de 500 places, le nombre de places adaptées est fixé par arrêté municipal avec un minimum de 10 places.

Les caractéristiques dimensionnelles

Une place adaptée aux PMR doit posséder les dimensions suivantes :

  • Largeur minimale : 3,30 m
  • Longueur minimale : 5 m.

Pour les places situées en épi ou en bataille, une surlongueur de 1,20 m doit être matérialisée sur la voie de circulation par une peinture ou une signalisation adaptée au sol. Celle-ci permet de signaler la possibilité pour une personne en fauteuil roulant d’entrer ou de sortir par l’arrière de son véhicule.

Localisation des places pour PMR

Les places de parking adaptées doivent être localisées à proximité d’une entrée, de la sortie accessible, du hall d’accueil ou de l’ascenseur. En outre, celles-ci doivent être reliées à ces zones par un cheminement accessible.

Dans les parkings enterrés ou aériens, les places réservées aux PMR peuvent être concentrées sur les deux niveaux les plus proches de la surface.

Réglementation parking et bornes de recharge pour véhicules électriques en ERP : que dit la loi ?

La loi d’orientation des mobilités, publiée le 26 décembre 2019 au Journal officiel, a instauré diverses mesures visant à développer la mobilité électrique en France. L’une de celles-ci concerne le déploiement d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE), y compris dans les parkings des bâtiments non résidentiels à usage tertiaire.

Zoom sur les obligations des ERP en matière de bornes de recharge pour véhicules électriques.

Obligation de pré-équipement des places de stationnement

Les bâtiments neufs avec un parking de plus de 10 places sont soumis à une obligation de pré-équipement. Il faut prévoir le pré-équipement d’au moins 20 % des places de parking. De plus, 2 % des emplacements pré-équipés doivent être dimensionnés pour être accessibles aux PMR (minimum un emplacement).

Le pré-équipement d’un emplacement de stationnement consiste en la mise en place des conduits pour le passage des câbles électriques et des dispositifs d’alimentation et de sécurité nécessaires pour l’installation ultérieure de points de recharge.

Bon à savoir : cette obligation s’applique également lors d’une rénovation importante incluant le parc de stationnement ou l’installation électrique du bâtiment. Une rénovation est considérée comme étant importante lorsque son montant représente au moins 25 % de la valeur du bâtiment (hors terrain).

Obligation d’installation de bornes de recharge sur les parkings des ERP

Les bâtiments neufs sont également soumis à une obligation d’installation de bornes de recharge sur leur parking de plus de 10 places.

Au moins un emplacement, dont le dimensionnement permet l’accès aux PMR, est équipé d’un point de recharge opérationnel pour les véhicules électriques. Dans les parcs de stationnement de plus de 200 places, au moins deux emplacements doivent être équipés d’une IRVE, dont l’un est exclusivement réservé aux PMR.

Les bâtiments non résidentiels existants et comportant un parc de stationnement de plus de 20 places doivent disposer, au 1er janvier 2025, d’au moins une borne de recharge. Un point de recharge supplémentaire est à prévoir par tranche de vingt emplacements.

Réglementation des parkings souterrains en ERP : normes de sécurité incendie strictes

Les parcs de stationnement couverts pouvant accueillir plus de 10 véhicules à moteur sont soumis à une réglementation spécifique, notamment en matière de sécurité incendie ERP.

Les normes à respecter sont indiquées aux articles PS 1 à PS 43 de l’arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP.

Celles-ci concernent :

  • Les dispositions constructives : conception et desserte, structures, isolement, toitures, façades, compartimentage, conduits et gaines,
  • Les aménagements : matériaux et sols,
  • Les installations techniques et électriques : désenfumage, alimentation électrique des installations de sécurité, éclairage normal et de sécurité, ascenseurs,
  • Les moyens de secours contre l’incendie : surveillance, poste de sécurité, moyens de détection, d’alarme et d’alerte,
  • La qualité de l’air : systèmes de ventilation et de surveillance de la qualité de l’air.

La réglementation pour les parkings des ERP est particulièrement complexe à appréhender en raison des nombreux éléments techniques à prendre en considération. Il est ainsi recommandé de faire appel à un bureau de contrôle expérimenté, tel que Anco, afin de garantir la conformité de votre parc de stationnement avec les normes en vigueur.

Tout savoir sur l’espace d’attente sécurisé dans les ERP

Temps de lecture: 4 minutes

L’accessibilité des établissements recevant du public (ERP) ne cesse de s’améliorer au fil des années, en particulier depuis la loi n°2005-102 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. 

Il s’agit d’une véritable avancée qui s’accompagne toutefois de nombreux défis pour les propriétaires et les exploitants d’ERP en matière d’accessibilité.

En outre, la réglementation de sécurité incendie dans les ERP a subi plusieurs changements afin de s’adapter davantage aux PMR. L’une de ces modifications est l’obligation de disposer d’espaces d’attente sécurisés (EAS).

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les espaces d’attente sécurisés dans les ERP afin de garantir votre conformité avec la réglementation en vigueur.

Qu’est-ce qu’un espace d’attente sécurisé en ERP ?

En cas d’activation de l’alarme incendie dans un ERP, la procédure d’évacuation incendie consiste à procéder à l’évacuation immédiate, rapide et sûre des occupants. Il est toutefois important de prendre en considération l’incapacité de certaines personnes présentes dans le bâtiment à évacuer ou à être évacuées rapidement.

La réglementation prévoit ainsi la possibilité de procéder à une évacuation différée des personnes qui sont dans l’impossibilité d’évacuer immédiatement. En attendant, ces personnes doivent avoir accès à des solutions de mise à l’abri provisoire : les espaces d’attente sécurisés (EAS).

L’article CO 34 du règlement de sécurité incendie en ERP définit un EAS comme suit :

Zone à l’abri des fumées, des flammes et du rayonnement thermique :

Une personne, quel que soit son handicap, doit pouvoir s’y rendre et, si elle ne peut poursuivre son chemin, y attendre son évacuation grâce à une aide extérieure.” 

Les EAS peuvent être aménagés dans n’importe quel espace accessible au public ou au personnel, sauf s’il s’agit d’un local à risques particuliers. L’endroit retenu peut ne pas être exclusivement dédié à cette fonction, sous réserve de ne pas contenir d’éléments pouvant entraver l’objectif de sécurité escompté.

Voici plusieurs exemples de lieux pouvant faire office d’espace d’attente sécurisé moyennant quelques adaptations :

  • Salles de réunion,
  • Bureaux,
  • Sanitaires collectifs,
  • Cages d’escalier,
  • Terrasses.

Réglementation EAS dans un ERP : caractéristiques essentielles

Les espaces d’attente sécurisés doivent respecter des normes de sécurité incendie ERP strictes.

Celles-ci sont régies par les articles CO 57 à CO 60 de l’arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.

Nombre et implantation des EAS pour la sécurité incendie

Il est nécessaire de prévoir au moins deux EAS à chaque niveau accessible aux personnes circulant en fauteuil roulant. Ce nombre est réduit à un lorsque l’étage comprend un seul escalier.

Dans tous les cas, le ou les EAS doivent être rapidement atteignables et situés à proximité d’un escalier considéré comme dégagement naturel.

Dimensions des EAS

Chaque EAS doit avoir une capacité d’accueil minimale de deux personnes circulant en fauteuil roulant.

Les EAS d’un même niveau doivent avoir une superficie cumulée permettant d’accueillir au moins deux personnes en fauteuil roulant pour un effectif de public inférieur ou égal à 50 personnes. Un fauteuil en plus est à prévoir par tranche de 50 personnes supplémentaires reçues au niveau concerné.

Résistance au feu des locaux

L’EAS doit posséder :

Protection vis-à-vis des fumées des occupants

Afin de protéger ses occupants contre les fumées, l’espace d’attente sécurisé d’un ERP doit posséder un ouvrant en façade dont la commande est accessible à la personne présente dans l’espace.

En l’absence d’ouvrant en façade, l’EAS doit être mis à l’abri des fumées ou désenfumable par tout autre moyen.

Éclairage de sécurité

L’espace d’attente sécurisé d’un ERP doit également comporter un éclairage d’ambiance ou d’anti-panique qui :

  • S’active automatiquement en cas de disparition de l’éclairage normal/remplacement,
  • Est basé sur un flux lumineux minimal de 5 lumens par mètre carré de surface du local pendant la durée assignée de fonctionnement.

Signalisation et accès

L’EAS doit être facilement repérable de l’intérieur par le public, mais également de l’extérieur par les services de secours au moyen d’un balisage spécifique.

Toute personne ayant accès à un niveau de l’ERP doit pouvoir accéder aux EAS de ce niveau et pouvoir y circuler facilement, y compris en fauteuil roulant. Cela implique que les accès et les sorties aux espaces en question soient systématiquement libres en présence du public et que les dispositifs d’ouverture soient accessibles en permanence.

Moyens de secours

Les EAS doivent figurer sur les plans schématiques et disposer des éléments de secours suivants :

  • Consignes claires, bien visibles et rédigées en français et dans les principales langues parlées par le public habituel de l’ERP,
  • Un extincteur à eau pulvérisée,
  • Un moyen permettant à une personne de signaler sa présence (fenêtre donnant sur l’extérieur, téléphone, bouton d’appel d’urgence, etc.).

Faut-il prévoir un espace d’attente sécurisé dans les ERP de 5ème catégorie ?

La réglementation est claire : les EAS sont obligatoires pour tous les établissements recevant du public. Il est ainsi nécessaire d’en prévoir dans les ERP de 5ème catégorie.

Les seuls cas d’exonération, indiqués à l’article CO 60 de l’arrêté, sont les suivants :

  • ERP à simple rez-de-chaussée avec un nombre adapté de dégagements praticables de plain-pied,
  • ERP de plusieurs niveaux avec un nombre adapté de sorties praticables débouchant directement sur l’extérieur à chaque niveau et permettant de s’éloigner suffisamment de sorte que le rayonnement thermique envisageable ne soit pas en mesure de provoquer de blessures,
  • Mise en œuvre d’une ou plusieurs mesures adaptées approuvées par la commission de sécurité compétente.

La création des EAS au sein d’un ERP est un processus complexe nécessitant l’intervention d’experts en sécurité incendie et en accessibilité pour les PMR. Un bureau de contrôle qualifié et expérimenté, tel que Anco, peut vous aider à vous conformer avec la réglementation en vigueur.

Main courante en ERP : réglementation et exigences

Temps de lecture: 4 minutes

Les établissements recevant du public (ERP) sont soumis à une réglementation stricte qui permet d’assurer la sécurité des occupants et de rendre les services accessibles à tous les citoyens. De nombreuses normes ERP se concentrent sur la sécurité et l’accessibilité des escaliers des ERP. Ceux-ci doivent intégrer des équipements et/ou des aménagements spécifiques afin de pouvoir être utilisés en sécurité par toute personne, y compris des mains courantes.

Découvrez toutes les normes relatives aux mains courantes ERP afin de garantir votre conformité avec la réglementation en vigueur.

Main courante ERP : définition et enjeux

Une main courante est une barre d’appui qui est destinée à être saisie par la main afin d’aider une personne à monter ou à descendre les marches d’un escalier. Celle-ci peut être fixée directement sur un mur ou intégrée à un garde-corps.

Une main courante d’escalier a plusieurs rôles :

  • Sécurisation des déplacements : celle-ci offre un appui solide permettant d’augmenter l’équilibre et de prévenir les chutes lors de la descente et de la montée des marches,
  • Accessibilité et confort : une main courante offre un gain d’autonomie et de confort aux usagers pouvant rencontrer des difficultés à se déplacer, tels que les personnes à mobilité réduite (PMR), les personnes âgées et les enfants,
  • Signalisation et orientation : la main courante peut également servir de repère pour certaines personnes, notamment malvoyantes, en intégrant des marquages tactiles indiquant la présence d’un obstacle ou la direction à suivre.

La main courante est-elle obligatoire dans les ERP ?

L’arrêté du 20 avril 2017, relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public, rend l’installation d’une main courante obligatoire dans les ERP.

Les escaliers doivent, en effet, pouvoir être utilisés en sécurité par les personnes handicapées, y compris lorsqu’une aide appropriée est nécessaire. La sécurité des personnes est assurée par des aménagements et/ou équipements facilitant notamment le repérage des obstacles et l’équilibre tout au long de l’escalier.

L’article 7-1 de l’arrêté précise que les escaliers des ERP, quelle que soit leur conception, doivent comporter une main courante de chaque côté. La largeur minimale entre les deux mains courantes est de 1 m dans les bâtiments existants et de 1,20 m dans les bâtiments neufs.

Une seule main courante est cependant exigée pour :

  • Les escaliers à fût central de diamètre inférieur ou égal à 0,40 m,
  • Les escaliers existants pour lesquels l’installation de deux mains courantes aurait pour conséquence de réduire le passage à une largeur inférieure à 1 m.

Réglementation main courante escalier ERP : zoom sur les exigences techniques à respecter

Lors de l’installation d’une main courante dans l’escalier d’un ERP, plusieurs exigences techniques doivent être respectées pour assurer son efficacité et la sécurité des personnes. 

Celles-ci sont régies par les trois textes réglementaires suivants :

Bien qu’il ne soit pas légalement obligatoire de respecter ces normes dans l’habitat privé, il est vivement recommandé de le faire pour des raisons de sécurité.

Hauteur de la main courante d’escalier en ERP

La hauteur d’une main courante d’un escalier en ERP doit obligatoirement être comprise entre 80 et 100 cm. Celle-ci est mesurée depuis le nez de marche, c’est-à-dire le bord de la marche où se pose le pied.

Lorsqu’un garde-corps fait office de main courante, cette dernière doit être située à la hauteur minimale requise pour le garde-corps pour des motifs de sécurité. Si la hauteur du garde-corps est supérieure à 1 m, celui-ci doit être muni d’une main courante située à une hauteur comprise entre 80 et 100 cm.

Longueur de la main courante d’escalier en ERP

Pour des raisons évidentes de sécurité, la longueur d’une main courante doit couvrir l’ensemble de l’escalier de façon ininterrompue, y compris les angles et les paliers intermédiaires.

Celle-ci doit également se prolonger horizontalement de la longueur d’un giron au-delà de la première marche et de la dernière marche de chaque volée, sans pour autant créer d’obstacle au niveau des circulations horizontales. Ce prolongement ne s’applique toutefois pas à la main courante côté fût d’un escalier à fût central, si celle-ci présente un relief tactile permettant à une personne malvoyante de détecter la présence d’un palier.

Bon à savoir : le giron correspond à la profondeur des marches, c’est-à-dire l’espace disponible pour poser les pieds. Les normes des escaliers en ERP imposent un giron de minimum 28 cm.

Autres normes pour les mains courantes en ERP

La réglementation précise également que toute main courante doit répondre aux exigences suivantes :

  • Être continue, rigide et facilement préhensible,
  • Être différenciée de la paroi support grâce à un éclairage ou à un contraste visuel.

Il est important de préciser qu’un escalier doit être conçu en tenant compte des normes liées au garde-corps pour être parfaitement conforme.

Les obligations réglementaires concernant les escaliers et les mains courantes dans les ERP sont nombreuses. Si un accident se produit et qu’un manquement à la réglementation est constaté, les sanctions à l’encontre de l’exploitant ou du propriétaire du bâtiment peuvent être lourdes. Il est ainsi vivement conseillé de se faire accompagner par un professionnel, tel qu’un bureau de contrôle, pour concevoir et installer un escalier qui répond aux normes d’accessibilité en ERP.