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Pendant près de 5 ans, Adrien a été dans l'équipe des contrôleurs d'Anco, pour des projets de construction allant de la maison individuelle à la tour de 20 étages. Passionné de nouvelles technologies et initiateur de ce blog, il est maintenant responsable de la communication d'Anco en télétravail.

Bureau de contrôle gaz : les vérifications obligatoires dans les ERP

Temps de lecture: 4 minutes
Bureau de contrôle gaz

Les établissements recevant du public (ERP) et les établissements recevant des travailleurs (ERT) sont nombreux à posséder des installations de gaz pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire ou encore la cuisson.

Bien que le gaz soit une source d’énergie économique et propre, sa nature inflammable et toxique présente des risques bien réels (intoxication, incendie, explosion, etc.). Pour les prévenir et garantir la sécurité des personnes, l’exploitant d’un ERP doit régulièrement faire vérifier ses installations par un bureau de contrôle gaz.

Pour en savoir plus sur les vérifications obligatoires relatives aux installations de gaz en ERP, poursuivez votre lecture.

Vérification périodique par un bureau de contrôle gaz : enjeux et réglementation

Le contrôle des installations aux gaz combustibles et aux hydrocarbures liquéfiés d’un ERP par un bureau de contrôle gaz est rendu obligatoire par l’arrêté du 25 juin 1980.

L’importance de faire vérifier les installations par un bureau de contrôle gaz

La vérification périodique des installations de gaz en ERP est primordiale, car celle-ci permet de :

  • Prévenir les fuites de gaz pouvant entraîner des intoxications au monoxyde de carbone, des incendies et des explosions,
  • Garantir sa conformité réglementaire,
  • Repérer les dysfonctionnements et optimiser le rendement de ses installations,
  • Prolonger la durée de vie de ses installations,
  • Prévenir les pannes pouvant impacter la continuité des activités de l’établissement,
  • Garantir la prise en charge des dommages par sa compagnie d’assurance en cas de sinistre causé par ses installations de gaz.

Quand faut-il faire réaliser la vérification périodique des installations de gaz ?

L’article GZ 30 de l’arrêté du 25 juin 1980 indique que les vérifications périodiques des installations de gaz doivent être réalisées chaque année et concernent :

  • Le stockage d’hydrocarbures liquéfiés destinés à l’établissement visé à la section II (récipients fixes et/ou récipients mobiles),
  • Les installations de distribution de gaz visées aux sections III et IV (dispositifs de détente et de comptage, conduites, organes de coupure, etc.),
  • Les locaux d’utilisation du gaz visés à la section V,
  • Les appareils d’utilisation visés à la section VI (appareils de cuisson, de chauffage, de production d’eau chaude, de lavage, etc.).

Bon à savoir : contrairement à d’autres types de contrôles, la fréquence de vérification des installations de gaz est identique pour toutes les catégories d’ERP.

Déroulement du diagnostic d’une installation de gaz par un bureau de contrôle

Pendant le diagnostic, le technicien du bureau de contrôle gaz réalise un examen visuel minutieux des équipements et des composants de l’installation de gaz. Il effectue également plusieurs essais et tests, notamment pour vérifier l’étanchéité des canalisations.

Il se concentre principalement sur la vérification des éléments suivants :

  • L’état d’entretien et de maintenance des installations et des appareils,
  • Les conditions de ventilation des locaux où se trouvent des appareils d’utilisation,
  • Les conditions d’évacuation des produits de la combustion,
  • La signalisation des dispositifs de sécurité,
  • La manipulation des organes de coupure du gaz,
  • Le fonctionnement des dispositifs reliant l’alimentation en gaz à un système de sécurité,
  • Le réglage des dispositifs de détente,
  • L’étanchéité des canalisations de distribution de gaz.

Après la visite, il rédige et transmet un rapport de vérification détaillé à l’exploitant de l’ERP. Ce document reprend toutes les observations réalisées par le technicien au cours du contrôle, y compris les éventuelles améliorations à réaliser sur l’installation de gaz.

Il est important de préciser que l’exploitant de l’ERP est tenu de réaliser ces améliorations afin d’obtenir un certificat de conformité qui atteste du bon fonctionnement de son installation de gaz. Une fois celles-ci réalisées, une seconde visite du bureau de contrôle gaz est nécessaire afin de vérifier et de constater la mise en conformité.

Bon à savoir : le rapport de vérification doit être annexé au registre de sécurité de l’établissement.

Quelles sont les autres obligations relatives aux installations de gaz en ERP ?

Outre la réalisation d’une vérification périodique de ses installations de gaz, l’exploitant d’un ERP est soumis à d’autres obligations. Celles-ci sont toutes indiquées dans l’arrêté du 25 juin 1980.

Certificat de conformité d’une nouvelle installation de gaz

L’article GZ 27 rend la délivrance d’un certificat de conformité obligatoire après la réalisation de toute installation de gaz comportant des tuyauteries fixes.

Ce document, rédigé par l’installateur, atteste que l’installation est conforme aux dispositions mentionnées dans l’arrêté et aux prescriptions particulières du permis de construire.

Bon à savoir : le certificat de conformité est rédigé en deux exemplaires. L’un est destiné au distributeur, l’autre est à joindre au registre de sécurité de l’établissement.

Mise en gaz et utilisation

L’article GZ 28 précise les obligations concernant la mise en gaz et l’utilisation du gaz en ERP.

La demande de mise en gaz doit être réalisée par le responsable de l’établissement. Avant la mise en gaz, celui-ci doit remettre un exemplaire du certificat de conformité établi par l’installateur au distributeur. Il est également important de préciser que sa présence est obligatoire lors de cette opération.

Même si la mise en gaz a été réalisée, l’utilisation du gaz ne peut intervenir qu’après vérification de l’installation par un bureau de contrôle gaz. Si l’installation satisfait aux exigences réglementaires, un visa est apposé sur l’exemplaire du certificat de conformité à joindre au registre de sécurité.

Obligation d’entretien

L’article GZ 29 indique que l’exploitant de l’établissement est tenu d’entretenir régulièrement et de maintenir en bon état de fonctionnement les installations, appareils et accessoires qui relèvent de sa responsabilité.

Il doit également annexer un livret d’entretien au registre de sécurité de l’établissement. Ce document doit mentionner les dates des vérifications et des opérations d’entretien effectuées sur les installations de gaz.

Le bureau de contrôle de l’énergie : rôle, enjeux et champ d’intervention

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Bureau de contrôle énergie

En France, le secteur du bâtiment est responsable de 44 % de la consommation énergétique et d’environ 25 % des émissions de CO2. Face à ce constat, le gouvernement ne cesse de développer de nouveaux textes réglementaires visant à réduire la consommation d’énergie et l’empreinte carbone dans le domaine de la construction.

Tandis que certaines réglementations concernent la construction de bâtiments neufs, d’autres se concentrent sur les travaux de rénovation dans le bâti existant. Dans tous les cas, les règles à respecter sont strictes et souvent complexes à appréhender. La plupart des professionnels et des particuliers choisissent donc de faire appel à un bureau de contrôle de l’énergie.

Dans cet article, nous vous expliquons le rôle et les missions d’un bureau de contrôle de l’énergie, mais également les nombreuses situations pouvant nécessiter son intervention.

Qu’est-ce qu’un bureau de contrôle de l’énergie ?

Un bureau de contrôle de l’énergie est un tiers neutre qui est spécialisé dans l’évaluation, l’amélioration et la certification des performances énergétiques d’un bâtiment ou d’un projet.

Plus concrètement, il vérifie la conformité d’un bâtiment avec les normes réglementaires en matière d’économies d’énergie et d’isolation thermique. Les systèmes de chauffage, l’isolation thermique, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et la ventilation sont les principaux éléments d’équipement à vérifier.

Le rôle et les missions d’un bureau de contrôle de l’énergie

Le bureau de contrôle de l’énergie a plusieurs rôles, y compris :

  • Accompagner le maître d’ouvrage d’un projet de construction ou de rénovation,
  • Vérifier le respect des normes énergétiques et environnementales en vigueur tout au long du projet, depuis la conception jusqu’à l’exploitation, en passant par la construction,
  • Réaliser des vérifications techniques périodiques permettant de contrôler la conformité du bâtiment et de ses installations énergétiques pendant l’exploitation,
  • Conseiller le maître d’ouvrage ou l’exploitant sur les meilleures solutions techniques à mettre en œuvre pour optimiser la consommation d’énergie.

Les avantages de l’accompagnement d’un bureau de contrôle de l’énergie

Faire appel à un bureau de contrôle de l’énergie présente plusieurs avantages, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer :

  • Optimisation des performances énergétiques du bâtiment : identification des sources de gaspillage, mise en place de systèmes plus performants et plus respectueux de l’environnement, amélioration de l’isolation thermique, etc.,
  • Conformité réglementaire : vérification du respect de l’ensemble des réglementations actuelles (RE 2020, DPE, décret tertiaire, etc.) et prévention des sanctions pour non-conformité,
  • Valorisation immobilière : augmentation de la valeur du bien immobilier, notamment dans le cadre d’une vente ou d’une location, grâce à une meilleure performance énergétique et/ou l’obtention de certains labels et certifications (HQE, BBCA, etc.),
  • Accès à des aides et subventions : certaines aides locales et régionales pour la rénovation énergétique nécessitent de fournir des audits réalisés par un bureau de contrôle de l’énergie.

Quand faire appel à un bureau de contrôle de l’énergie ?

Le recours à un bureau de contrôle de l’énergie est obligatoire dans certaines situations. Il existe toutefois d’autres cas de figure où son intervention est vivement recommandée.

Pour la construction d’un bâtiment neuf : zoom sur la RE 2020

La RE 2020, ou “Réglementation Environnementale 2020”, est la réglementation en vigueur qui encadre les normes thermiques et environnementales des nouvelles constructions en France.

Celle-ci se veut à la fois exigeante et ambitieuse en poursuivant trois objectifs majeurs, à savoir :

  • Décarboniser l’énergie et favoriser la sobriété énergétique,
  • Diminuer l’impact carbone, y compris pendant la phase de construction du bâtiment,
  • Garantir le confort des occupants en cas de forte chaleur.

La RE 2020 comprend de nombreuses règles qui varient selon le projet de construction. Par exemple, les normes à respecter en matière de chauffage ou d’isolation thermique sont différentes pour la construction d’une maison individuelle que pour celle d’un établissement recevant du public (ERP).

Quel que soit le projet, il est vivement conseillé de faire appel à un bureau de contrôle de l’énergie pour garantir sa conformité avec la RE 2020.

En outre, il est dorénavant obligatoire de soumettre une attestation de prise en compte de la RE 2020 à l’achèvement des travaux. Ce document peut être réalisé par un architecte ou un bureau de contrôle de l’énergie pour le compte du maître d’ouvrage.

Pour la rénovation d’un bâtiment existant : RT existant

La RT existant, ou Réglementation Thermique existant, stipule un ensemble de règles à respecter lors de la réalisation de travaux dans un bien existant. L’objectif de cette norme, entrée en vigueur en 2007, est d’améliorer les performances énergétiques du parc immobilier français existant.

La RT existant comprend deux réglementations distinctes à appliquer selon certains critères :

  • RT globale :
    • Surface hors oeuvre nette du bâtiment supérieure à 1 000 m²,
    • Montant des travaux de rénovation thermique supérieur à 25 % de la valeur hors foncier du bâtiment,
    • Date d’achèvement du bâtiment postérieure au 1er janvier 1948.
  • RT par élément :
    • Bâtiments de moins de 1 000 m², quelle que soit l’importance des travaux portant sur la thermique entrepris,
    • Bâtiments de plus de 1 000 m² qui font l’objet de travaux de rénovation légers, c’est-à-dire que ne concernent pas l’ensemble des postes susceptibles d’améliorer la performance énergétique,
    • Bâtiments construits avant le 1er janvier 1948.

Dans tous les cas, le maître d’ouvrage doit installer des produits de performance supérieure aux caractéristiques minimales exigées par la RT existant. L’accompagnement d’un bureau de contrôle de l’énergie est vivement recommandé pour respecter ces normes strictes et techniques.

Pour la vente ou la mise en location d’un bien immobilier : zoom sur le DPE

Lors de la vente ou de la location d’un bien immobilier en France, le propriétaire a l’obligation de fournir un dossier unique contenant les diagnostics immobiliers obligatoires. Parmi ceux-ci figure le diagnostic de performance énergétique (DPE).

Il s’agit d’un document indiquant la performance énergétique et climatique d’un bien immobilier (étiquettes A à G).

L’intervention d’un bureau de contrôle de l’énergie est nécessaire pour évaluer la consommation d’énergie et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Celui-ci se concentre sur le contrôle de divers éléments-clés, tels que l’isolation et les performances du système de chauffage.

Vous l’aurez compris, le bureau de contrôle de l’énergie constitue un partenaire clé pour les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les professionnels et les particuliers. Grâce à son expertise avancée, il garantit la conformité des bâtiments neufs et existants avec les réglementations thermiques et environnementales en vigueur. En plus de prévenir d’éventuelles sanctions, cette conformité permet d’agir pour la planète et de réaliser des économies d’argent substantielles à moyen et long terme.

Quand et pourquoi faire appel à un bureau de contrôle photovoltaïque ?

Temps de lecture: 4 minutes

Une installation photovoltaïque permet de produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire. Il s’agit d’une solution non polluante, économique et simple à mettre en place pour répondre à ses besoins électriques.

Dans un établissement recevant du public (ERP), l’installation et l’exploitation d’un tel système sont encadrées par une législation stricte. Celle-ci impose notamment de faire réaliser plusieurs vérifications par un bureau de contrôle photovoltaïque afin de garantir la sécurité des personnes et d’optimiser le rendement de l’installation.

Découvrez pourquoi il est important de faire appel à un bureau de contrôle photovoltaïque ainsi que les situations qui nécessitent obligatoirement son intervention.

Quand est-il obligatoire de faire appel à un bureau de contrôle photovoltaïque ?

Un bureau de contrôle photovoltaïque est un organisme accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation) pour réaliser le contrôle des installations photovoltaïques et/ou électriques d’un ERP ou d’un ERT.

L’importance de faire appel à un bureau de contrôle photovoltaïque

La vérification des installations de production d’électricité d’un ERP par un bureau de contrôle photovoltaïque présente plusieurs enjeux :

  • Prévenir les risques d’incidents : effondrements, départs d’incendie, explosions, chocs électriques,
  • Garantir le bon fonctionnement de l’installation photovoltaïque : prévention des pannes et optimisation du rendement de production d’énergie,
  • Assurer sa conformité avec la réglementation en vigueur : éviter les éventuelles sanctions en cas de manquement avec les prescriptions de sécurité,
  • Garantir une prise en charge complète de son assurance : un sinistre causé par une installation électrique ou photovoltaïque non conforme peut entraîner un refus de la prise en charge des dégâts par les compagnies d’assurance.

Attestation de conformité Consuel – Raccordement d’une installation photovoltaïque au réseau de distribution

Depuis la parution du décret n°72-1120 du 14 décembre 1972, toute installation de production d’électricité d’une puissance inférieure à 250 kVA (kilovoltampères) doit faire l’objet d’une attestation de conformité Consuel avant sa mise sous tension par un distributeur d’électricité.

Le Consuel est un document CERFA qui est donc obligatoire avant le raccordement d’une installation photovoltaïque, avec ou sans stockage, au réseau de distribution. Celui-ci permet de garantir que l’installation soit conforme aux prescriptions de sécurité en vigueur afin de protéger les personnes et les biens des incidents électriques.

Pour les systèmes de production d’électricité, il existe deux types de Consuel :

  • Bleu – Cerfa 15523*01 : sans dispositif de stockage de l’électricité produite,
  • Violet – Cerfa 15524*01 : avec dispositif de stockage de l’électricité produite.

Pour les établissements recevant du public souhaitant obtenir leur attestation de conformité Consuel, le recours aux services d’un bureau de contrôle est obligatoire.

Bon à savoir : pour obtenir son attestation pour un logement, il suffit de demander à son installateur d’effectuer les démarches sur le site consuel.com. Dans certains cas, une visite par un technicien Consuel est réalisée dans les 15 jours qui suivent la demande avant la validation définitive.

Vérification initiale des installations électriques

La vérification initiale est un contrôle obligatoire qui permet de vérifier que les installations électriques d’un ERP respectent les normes de sécurité en vigueur avant leur mise en service. Elle concerne tous les matériels électriques servant à la production, la conversion et la distribution de l’électricité dans le bâtiment, y compris les installations photovoltaïques.

Toute modification importante de la structure des installations électriques nécessite une nouvelle vérification initiale par un bureau de contrôle.

Vérification périodique des installations électriques et photovoltaïques

La vérification périodique des installations électriques, y compris de production d’électricité, doit être réalisée par un bureau de contrôle photovoltaïque au moins une fois par an. Celle-ci permet de vérifier le maintien en état des différentes installations et de garantir la continuité d’exploitation de l’ERP.

Bon à savoir : les règles de conception et de réalisation des installations solaires sont définies par la norme NF C 15-100. Cette dernière concerne toutes les installations électriques raccordées en basse tension (BT).

En quoi consiste la vérification d’une installation photovoltaïque par un bureau de contrôle ?

En tant que professionnel accrédité par le COFRAC, le bureau de contrôle photovoltaïque dispose des compétences et des ressources nécessaires pour réaliser ses missions.

Lors de son intervention sur une installation photovoltaïque, il réalise plusieurs vérifications documentaires, visuelles et par mesure en se concentrant sur les éléments suivants :

  • La conformité de l’installation par rapport aux schémas et plans,
  • Le raccordement de l’installation photovoltaïque via un circuit distinct,
  • La présence d’un ou plusieurs dispositifs de protection à courant différentiel résiduel,
  • L’étanchéité et l’état de conservation des câbles,
  • L’identification des circuits, bornes, dispositifs de protection contre les surintensités, interrupteurs, etc.,
  • L’étiquetage au niveau du tableau électrique,
  • La mise en terre de l’installation photovoltaïque,
  • La tension entre le(s) onduleur(s) et les panneaux.

Les sanctions en cas d’installation photovoltaïque non-conforme

Tout manquement aux obligations de vérification des installations photovoltaïques en ERP peut entraîner des sanctions plus ou moins lourdes, dont notamment :

  • La fermeture temporaire de l’ERP dans l’attente de la mise en conformité,
  • Le paiement de frais de réparation et d’indemnisation en cas de dommages causés à des tiers et résultant d’une installation photovoltaïque non-conforme,
  • L’application de pénalités par l’assureur en cas sinistre causé par une installation photovoltaïque non-conforme (franchise majorée, résiliation du contrat, réduction du montant de l’indemnisation, etc.),
  • La fermeture définitive de l’établissement,
  • Le paiement d’une amende de 10 000 €,
  • Le paiement d’une amende de 30 000 € et une peine d’emprisonnement d’un an en cas de récidive.

Il est ainsi primordial de garantir la conformité des installations de son ERP en faisant appel à un bureau de contrôle photovoltaïque accrédité par le COFRAC, tel que Anco. En plus d’assurer la sécurité des occupants et des biens matériels, la vérification des installations de production d’énergie permet de prévenir les pannes et d’optimiser le rendement de celles-ci.

Tout Savoir Sur La Nouvelle Norme Garde-Corps 2025

Temps de lecture: 4 minutesLes nouvelles normes NF P01 – 012 et 01 – 013 relatives aux garde-corps sont sorties depuis novembre 2024 : quels sont les dossiers concernés ? Quels sont les changements applicables dès à présent ?

La nouvelle version de la NF P 01-012 publiée en novembre 2024 s’applique aux nouveaux dossiers de permis de construire et de déclaration préalable de travaux déposés à partir du 1er juin 2025 et donc aux marchés de travaux en découlant (pour les dépôts antérieurs au 1er juin 2025, les marchés de travaux sont établis avec la NF P 01-012 version 1988, ou version 2024).

Pour les travaux n’étant pas soumis à une autorisation d’urbanisme (permis de construire et déclaration préalable de travaux), cette date est repoussée au 1er janvier 2026.

 

Evolution majeure concernant les appuis sur l’élément de protection et dans son environnement :

Il convient dorénavant de rechercher la présence de possibles appuis dans une zone étendue à une hauteur de 0,60 m depuis la zone d’activité, contre 0,45 m jusqu’à présent.

Pour rappel, l’appui peut se trouver :

  • sur l’élément de protection ;
  • dans l’environnement intérieur de l’élément de protection ;
  • dans l’environnement extérieur accessible à travers l’élément de protection.

 

Dans chacun des cas précités, on s’appuiera sur le nouveau gabarit B, défini ci-dessous, pour valider, ou non, la présence d’un appui. Seront considérés comme tels, les éléments permettant le repos de la partie α du gabarit.

 

Figure 1 (extraite du § 5.1.2.1 de la NF P01 – 012) :
Figure 1 (extraite du § 5.1.2.1 de la NF P01 – 012) : Gabarit B permettant la détermination des appuis (vis-à-vis du risque de basculement)

 

Cas 1 : appui sur l’élément de protection

Figure 2 (extraite du § B.1 de la NF P01 – 012) : 3 cas n’étant pas un appui, puis 3 exemples d’appuis
Figure 2 (extraite du § B.1 de la NF P01 – 012) : 3 cas n’étant pas un appui, puis 3 exemples d’appuis

 

Cas 2 : appui dans l’environnement intérieur de l’élément de protection

A rechercher :

  • jusqu’à une distance inférieure à 0,60 m depuis le nu intérieur de l’élément de protection,
  • et y compris latéralement sur une distance inférieure à 0,30 m.

Figure 3 (extraite du § 5.1.2.2 de la NF P01 – 012) : Zone de validité du nouveau gabarit B

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Figure 4 (extraite du § B.4 et § B.9 de la NF P01 – 012) : 2 cas n’étant pas un appui, puis 2 exemples d’appuis
Figure 4 (extraite du § B.4 et § B.9 de la NF P01 – 012) : 2 cas n’étant pas un appui, puis 2 exemples d’appuis

 

 

Cas 3 : Appui dans l’environnement extérieur accessible à travers l’élément de protection

 

Dans ce dernier cas, la longueur d’enfoncement maximum correspond à la mise en butée du gabarit B sur l’élément de protection. Pour être reconnu comme tel, l’élément d’appui doit donc être situé à strictement moins de 13 cm du nu intérieur du garde-corps, dans la zone considérée.

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Figure 5 (extraite du § B.5 et § B.6 de la NF P01 – 012) : 1 cas n’étant pas un appui, puis 2 exemples d’appuis

Figure 5 (extraite du § B.5 et § B.6 de la NF P01 – 012) : 1 cas n’étant pas un appui, puis 2 exemples d’appuis

 

Evolution vis-à-vis du risque de passage au travers :

Il faut dès à présent noter que la limite, pour le passage impossible d’un gabarit sphérique de diamètre 0,11 m, fixée précédemment à 0,45 m par rapport à la zone d’activité, est aujourd’hui étendue à 0,80 m.

Trois gabarits sphériques sont à considérer et il doit être impossible de faire passer à travers l’élément de protection :

  • un gabarit T1 de forme sphérique de diamètre 0,11 m, entre la zone d’activité et une hauteur de 0,80 m ;
  • un gabarit T2 de forme sphérique de diamètre 0,18 m, entre une hauteur de 0,80 m depuis la zone d’activité jusqu’à la hauteur minimale de protection H ;

et, en plus, dans le cas particulier des éléments de protection avec remplissage constitué d’un assemblage par mailles répétitives (tel que grillage, filet, etc.),

  • un gabarit T3 de forme sphérique de diamètre 0,05 m, entre la zone d’activité et une hauteur de 0,60 m.

Figure 6 (extraite du § B.12 de la NF P01 – 012) : exemple d’utilisation des gabarits B, T1 et T2
Figure 6 (extraite du § B.12 de la NF P01 – 012) : exemple d’utilisation des gabarits B, T1 et T2

 

 

Figure 7 (extraite du § B.13 de la NF P01 – 012) : exemple d’utilisation des gabarits B, T1, T2 et T3
Figure 7 (extraite du § B.13 de la NF P01 – 012) : exemple d’utilisation des gabarits B, T1, T2 et T3

 

Comme d’habitude, si vous avez besoin d’accompagnement pour vérifier la bonne prise en comptes des dernières normes dans vos projets, il suffit de nous contacter via le formulaire en haut à droite 👉🏼

 

Les normes obligatoires des gardes-corps d’un logement

Temps de lecture: 5 minutes
Garde-corps aux normes

De nombreuses zones au sein d’un logement sont propices aux mauvaises chutes. Les gardes-corps ont été spécialement conçus pour réduire les risques dans ces emplacements.

Une réglementation très stricte encadre l’installation de ces éléments indispensables à la sécurité des personnes. Découvrez dans cet article les règles à respecter afin d’avoir un garde-corps aux normes.

L’importance d’avoir un garde-corps aux normes

Un garde-corps est une structure créée afin de sécuriser les personnes contre une chute éventuelle dans les zones considérées à risque d’une habitation. Nous retrouvons généralement des gardes-corps pour sécuriser les escaliers, les fenêtres, les balcons, les terrasses, les mezzanines ou encore les pourtours d’une piscine.

Les gardes-corps peuvent prendre plusieurs formes et s’adaptent à chaque emplacement à sécuriser situé à l’intérieur ou à l’extérieur du logement.

Un bon garde-corps doit :

  • Être constitué de poteaux solidement fixés au sol,
  • Avoir des dimensions adéquates avec la zone à sécuriser,
  • Avoir un remplissage suffisamment dense pour empêcher qu’un corps ne passe au travers, qu’il s’agisse d’un objet volumineux ou d’un jeune enfant.

Norme NF P01-012 pour les gardes-corps

S’agissant d’équipements essentiels dans la sécurisation des installations d’un logement, il est primordial que les gardes-corps respectent des normes strictes.

L’installation de gardes-corps au sein d’un logement est strictement réglementée par la loi.

L’article R134-59 du Code de la construction et de l’habitation relatif à la prévention des risques de chute ainsi que la norme NF P 01-012 fixent les règles à respecter en matière de hauteur du garde-corps et des zones considérées à risque.

Garde-corps sur loggia, terrasse ou balcon

Un garde-corps avec une hauteur minimale d’un mètre doit obligatoirement être installé pour les terrasses, les balcons et les loggias situés aux étages autres que le rez-de-chaussée du logement.

La hauteur minimale du garde-corps peut néanmoins être abaissée à 80 centimètres dans le cas où le garde-corps a une épaisseur d’au moins 50 centimètres.

Les gardes-corps pour les fenêtres

Un garde-corps doit obligatoirement être installé pour les fenêtres situées aux étages et dont la partie inférieure est située à moins de 90 centimètres du sol. Ce garde-corps doit être constitué d’une barre d’appui et d’un élément de protection positionnés à au moins un mètre du plancher.

Les gardes-corps pour piscines

La norme NF P90-306, relative à la sécurité des piscines, stipule que le propriétaire d’une piscine doit équiper son bassin d’un des équipements de sécurité suivants :

  • Une barrière de protection (garde-corps),
  • Une bâche de sécurité,
  • Une alarme sonore en cas de chute dans la piscine.

Cette obligation ne concerne que les piscines entièrement ou partiellement enterrées.

La barrière de protection doit avoir une hauteur minimale de 1,10 mètre afin d’empêcher les enfants en bas âge de l’escalader. Le moyen d’accès doit permettre aux adultes et aux enfants de plus de cinq ans d’accéder facilement à la piscine, tout en empêchant les enfants de moins de cinq ans de pénétrer dans la zone du bassin.

Il est recommandé d’installer le garde-corps à une distance d’au moins un mètre du bassin.

Les gardes-corps pour les escaliers

Les escaliers sont très logiquement considérés comme des zones avec un haut risque de chute.

La norme stipule que la rambarde d’un escalier doit avoir une hauteur minimale de 90 centimètres.

Quels sont les remplissages de gardes-corps autorisés ?

Le remplissage d’un garde-corps peut être constitué de barreaux verticaux, horizontaux ou d’éléments courbes.

Le choix du remplissage d’un garde-corps est également encadré par la loi et doit se faire en fonction de la hauteur de chute.

Barreaudage horizontal de garde-corps aux normes

Source de l’image

Hauteur de chute inférieure à un mètre

L’installation d’un garde-corps est facultative lorsque la hauteur de chute est inférieure à un mètre. Il est cependant fortement recommandé d’en installer un pour assurer la sécurité des personnes et éviter un accident.

La réglementation en vigueur n’impose donc pas de règles spécifiques concernant le remplissage du garde-corps.

Le propriétaire est libre de choisir entre un remplissage complet ou partiel, avec des barreaux verticaux ou horizontaux ou un remplissage personnalisé dans des formes diverses.

La plupart des gardes-corps remplis avec des éléments courbes sont fabriqués en fer forgé.

Hauteur de chute supérieure à un mètre

La norme NF P 01-012 réglemente le choix du remplissage lorsque la hauteur de chute est égale ou supérieure à un mètre.

Le garde-corps doit être doté d’un remplissage plein dans un matériau robuste sur les 45 premiers centimètres à partir du bas. Cette norme a pour objectif d’empêcher les jeunes d’enfants d’escalader le garde-corps.

Si le remplissage est constitué de barreaux horizontaux au-delà des 45 premiers centimètres, l’espacement entre chacun d’entre eux ne peut excéder 18 centimètres. Si des câbles sont utilisés pour le remplissage, l’espacement ne peut excéder 14,5 centimètres.

Les normes sont plus souples pour un barreaudage vertical. L’espacement entre chaque barreau ne peut excéder 11 centimètres et la hauteur entre le bas des barreaux et le sol ne peut excéder 11 centimètres.

Les remplissages personnalisés avec des éléments courbes ne sont pas interdits, du moment que la zone de sécurité de 45 centimètres est respectée. De plus, le remplissage doit être suffisamment plein afin d’empêcher un corps de forme rectangulaire (25 cm x 11 cm) de passer à travers le garde-corps.

Dimensions d'un garde-corps qui respecte la norme NF P01-012

Source de l’image

Comment choisir les bons gardes-corps pour son logement ?

La responsabilité du propriétaire est engagée si un garde-corps n’est pas conforme aux normes au moment d’un accident, sauf si les travaux d’installation ont été réalisés par un professionnel.

Il est vivement conseillé de faire appel aux services d’un bureau d’études et d’un installateur professionnel afin de bénéficier d’une installation fiable et conforme aux normes en vigueur.

Choisir le bon matériau pour son garde-corps

La fonction principale des gardes-corps est d’assurer la sécurité des personnes. Il ne faut cependant pas oublier qu’il s’agit d’éléments visibles permettant d’apporter une touche décorative au sein d’un logement.

Les gardes-corps peuvent être fabriqués dans de nombreux matériaux :

  • Le PVC qui est robuste et peu coûteux,
  • Le bois qui apporte un côté chaleureux et authentique à faible coût,
  • Le verre qui est apprécié pour sa transparence et sa durabilité,
  • Le fer qui permet de créer des motifs sur mesure par un artisan ferronnier,
  • L’aluminium qui offre un design contemporain, mais qui est plus cher,
  • Etc.

L’objectif est de choisir un garde-corps qui allie fiabilité, durabilité et esthétisme.

Un professionnel peut apporter de précieux conseils afin de choisir les bons gardes-corps tout en tenant compte du budget du propriétaire, du rendu esthétique souhaité et des normes à respecter.

Questions fréquentes sur les normes d’un garde corps

Quelle norme régit la construction de rambardes et murets ?

Ces éléments de construction sont régis par la norme NF P01 012, qui rassemble ces éléments sous le terme générique de “garde-corps”.

Quelle est la hauteur minimale d’un garde-corps ?

Afin que le garde-corps soit aux normes, il doit avoir une hauteur minimale de 90 cm s’il s’agit d’une rambarde d’escalier et 1 mètre minimum pour les autres types de garde-corps.

Bureau de contrôle aire de jeux : réglementation en vigueur

Temps de lecture: 4 minutesBureau de contrôle aire de jeux : réglementation en vigueur

Les aires de jeux sont des espaces collectifs, privés ou publics, qui sont aménagés et équipés pour permettre aux enfants de se divertir. Ces lieux récréatifs comprennent toutefois certains risques : chute, brûlure, pincement, etc.

Afin de prévenir les accidents, une réglementation stricte impose à l’exploitant d’une aire de jeux de respecter certaines normes en matière de conception et de maintenance. Ce dernier doit notamment faire réaliser des vérifications des équipements par un bureau de contrôle d’aires de jeux qualifié.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les contrôles à réaliser et la réglementation en vigueur afin de garantir la conformité de votre aire de jeux avec celle-ci.

Intervention d’un bureau de contrôle sur une aire de jeux : les vérifications réalisées

L’exploitant ou le gestionnaire d’une aire de jeux doit réaliser plusieurs contrôles afin de vérifier son état et celui des équipements qui la composent.

Tandis qu’il peut réaliser certaines vérifications lui-même, il doit obligatoirement faire appel à un bureau de contrôle d’aires de jeux pour d’autres.

Le contrôle visuel

Le contrôle visuel consiste en un examen de routine qui doit idéalement être réalisé une fois par jour à une fois par semaine selon la fréquentation de l’aire de jeux. Il s’agit d’une vérification qui ne nécessite aucune compétence technique spécifique et qui peut être effectuée par l’exploitant ou le gestionnaire de l’aire de jeux.

L’objectif du contrôle visuel est de détecter les risques immédiats évidents et de prendre des mesures correctives rapidement afin de garantir la sécurité des utilisateurs.

Le contrôle fonctionnel

Le contrôle fonctionnel doit être réalisé entre deux et trois fois par an par un bureau de contrôle d’aire de jeux qualifié ayant suivi une formation de type TPAJ (Technicien Professionnel Aire de Jeux).

Ce contrôle permet de :

  • Prévenir les risques identifiables avec une certaine expertise technique,
  • Détecter et estimer le degré de détérioration des équipements,
  • Anticiper le besoin de remplacement de pièces détachées.

Le contrôle annuel principal

Le contrôle annuel principal d’une aire de jeux permet de contrôler celle-ci dans son intégralité afin de vérifier sa conformité avec la norme EN 1176-1 et toute disposition réglementaire en vigueur.

Cette norme spécifie les exigences de sécurité générale applicables aux équipements et sols d’aires de jeux publiques installées de façon permanente.

Il s’agit d’une vérification technique qui doit être réalisée une fois tous les un à deux ans par un bureau de contrôle d’aire de jeux qualifié.

Quelle réglementation en matière d’aire collective de jeux ?

Les deux principaux textes réglementaires qui définissent les normes à respecter pour les aires de jeux sont :

Ces décrets concernent toutes les zones spécialement aménagées et équipées pour être utilisées de façon collective par des enfants à des fins de jeux. Les aires de jeux des écoles (privées ou publiques), des colonies de vacances, des parcs aquatiques, des parcs d’attractions et toutes les aires municipales sont notamment concernées.

Les prescriptions essentielles de sécurité pour les aires de jeux

Zoom sur les principales dispositions réglementaires définies par le décret n°96-1136 du 18 décembre 1996.

Choix du site

L’accès immédiat de l’aire de jeux doit être conçu de sorte à assurer la protection des utilisateurs et des tiers contre les risques liés à la circulation des véhicules à moteur. En outre, les plantes et les arbres des aires de jeux doivent être choisis, implantés et protégés de façon à prévenir les accidents (blessures, empoisonnements, etc.).

Aménagement

En ce qui concerne l’aménagement des aires de jeux, la réglementation indique ceci :

  • Les équipements et les zones de sécurité qui les entourent doivent être dégagés de tout obstacle ne faisant pas partie intégrante du jeu,
  • Les équipements impliquant l’utilisation d’eau doivent être conçus de manière à prévenir tout risque de noyade ou d’infection raisonnablement prévisible,
  • Les bacs à sable doivent être entretenus et maintenus dans des conditions d’hygiène satisfaisantes,
  • Les équipements doivent être conçus et implantés de manière à permettre aux adultes d’accéder à tous les endroits où les enfants sont susceptibles de se trouver,
  • Les équipements doivent être installés conformément à la notice d’installation et inclure tous les éléments permettant d’assurer leur stabilité et éviter tout risque de renversement ou de déplacement inopiné.

Matériaux de revêtement et de réception

Les zones sur lesquelles les enfants sont susceptibles de tomber pendant l’utilisation des équipements de l’aire de jeux doivent être revêtues de matériaux amortissants qui possèdent une durée de vie qui correspond à leur utilisation et leur environnement (usure, vieillissement, effets des variations climatiques).

Les matériaux de revêtement de l’aire de jeux doivent également satisfaire aux conditions d’hygiène et de propreté permettant de prévenir toute contamination ou souillure.

Les exigences de sécurité communes à tous les équipements des aires de jeux

Parmi les principales exigences de sécurité dictées par le décret n° 94-699 du 10 août 1994, nous pouvons citer :

  • Toutes les parties des équipements et leurs raccords doivent pouvoir résister aux contraintes auxquelles ils sont soumis lors de leur utilisation,
  • Les surfaces de zones accessibles des équipements ne doivent pas comporter d’éléments pouvant entraîner des blessures ou des strangulations (pointes, surfaces rugueuses, bavures, arêtes saillantes),
  • Les angles et les ouvertures situés à proximité des zones où des mouvements incontrôlés du corps sont prévisibles ne doivent présenter aucun risque de coincement ou d’accrochage des vêtements ou des parties du corps,
  • Les parties mobiles à ouverture variable sont interdites afin de prévenir tout coincement de certaines parties du corps,
  • Toutes les parties des équipements situées en hauteur doivent prévoir une protection adaptée afin de prévenir tout risque de chute accidentelle,
  • Toutes les parties des équipements qui sont susceptibles d’entrer en contact avec certaines parties du corps lors d’une utilisation raisonnablement prévisible doivent posséder des angles arrondis,
  • Les éventuelles substances dangereuses émises par les équipements doivent être limitées de sorte à n’avoir aucun effet néfaste sur la santé des enfants,
  • Les matériaux de fabrication des équipements de l’aire de jeux ne doivent pas provoquer de brûlures, que cela soit par friction ou par contact.

Bon à savoir : le décret n° 94-699 du 10 août 1994 précise également des dispositions spécifiques pour certains types d’équipements, tels que les toboggans et les équipements comportant des éléments rotatifs.